• "Nous avons l'habitude de parler du monde comme si 6,5 milliards de personnes faisaient comme nous. Quand on vous dit, le passé, c'était bien pire, regarde les tueries qu'ils avaient, on ne peut pas leur faire confiance... Je leur réponds: Mais ce que nous disons du passé, ce n'est pas la réalité du passé!"

    C'est Prof. Dürr, un physicien allemand qui s'intéresse à des domaines connexes, qui parle ainsi dans une interview sur une chaîne Internet allemande (Quantica TV). Pour illustrer sa pensée, il évoque une parabole tibétaine: "L'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse". Et poursuit: "Ceux qui écrivent l'histoire sont bien sûr ceux qui crient le plus fort, et donc rien n'étonne que ce soit une telle catastrophe, et nous nous demandons, mais pourquoi sommes-nous encore en vie? Ce sont en fait, ceux qui n'ont rien écrit qui sont à l'origine de ce que nous sommes aujourdh'ui. Et on vous répond: "Ben, nous n'avons plus besoin de tout réapprendre". Et c'est là un point crucial. Je deviendrais totalement pessimiste si je devais penser que l'entretien que je mène ici, je ne pourrais le mener qu'avec quelques personnes individuelles. L'expérience est différente, elle n'est pas comme ça. La majorité vont répondre "tu as parfaitement raison, mais la réalité est différente". Et je vais leur répondre: Tout à fait! Et cela ne signifie pas que c'est toi qui doit t'adapter à la réalité, mais la réalité doit s'adapter à ce que tu as en toi, ce que nous avons tous compris. Et cela doit prendre de la force maintenant, de la vigueur et se faire entendre. Et je n'ai pas besoin de te convaincre. Ces quelques bits que nous échangeons au travers du dialogue, ces informations, c'est infiniment petit par rapport à ce qui est déjà là, dans notre pensée, dans notre conscience. Et nous ne l'avons utilisé que pour rappeler à l'autre en face de nous ce qui en fait est déjà là, ce qui est déjà préparé, et lui, il a en fait besoin d'un autre qui lui joue le morceau et lui dit, le piano est là, et celui en face se dit alors qu'il doit pouvoir le jouer. Et il doit le faire lui-même, mais c'est déjà là, présent dans le tout. Et même si on peut le faire, ce n'est pas sans effort, et alors je peux dire, viens on va essayer à deux, on va jouer à deux."

    Comment le cerveau distingue entre réalité réelle et réalité virtuelle

    Les études montrent qu'une certaine structure du cerveau fonctionne comme organe de contrôle. Il s'agit du cortex prémoteur dorsal. Cette structure est un système de régulation connu. Elle régule en quelque sorte du haut vers le bas des informations qui remontent du bas vers le haut. Ce qui remonte du bas vers le haut, ce sont des sentiments et des sensations inconscientes, automatiques. "Lorsqu'il vous arrive d'avoir des sensations de plaisir, elles remontent du bas vers le haut, entrent dans le cerveau et si elles ne sont pas contrôlées par en haut, elles s'étalent dans toute leur puissance." nous annonce un chercheur universitaire.

    "L'environnement respectif de chacun est donc comparé dans le cortex prémoteur dorsal avec les informations que nous avons stockées. Si nos expériences concordent majoritairement avec notre monde virtuel, le cerveau l'accepte pratiquement comme la réalité. Pour le cerveau, cela semble importer peu que nous nous trouvions dans un monde réel ou virtuel, du moins jusqu'à un certain âge.

    Le cortex prémoteur dorsal mûrit relativement tard, nous ne le savons que depuis quelques années, jusqu'à l'âge de 17, voire même de 20 ans. Cela veut dire qu'un être humain avant cet âge n'a pas encore dans son cerveau les conditions anatomiques nécessaires au stade parfait pour que l'organe de contrôle puisse fonctionner. On peut donc dire que les enfants, pour des raisons de développement et anatomiques sont livrés sans défense à ce monde virtuel.

    Nous croyons que le monde est ce que nous voyons. Mais le cerveau ne nous donne qu'une copie individuelle du monde, une carte d'orientation en quelque sorte. Seulement une parmi beaucoup d'autres réalités possibles. Car nous ne voyons et ne ressentons pas le monde comme il est, mais comme nous sommes! La Spirale Dynamique va exactement dans ce sens!


  • Peut-être que le sujet a déjà été étudié en sociologie ou en psychologie, mais je n’en ai jamais entendu parler, cela ne fait pas débat dans la société. J’ai donc fait ma propre étude au sein du LIOS – Laboratoire Indépendant d’Observation de la Société.

    J’appelle "relation duale", la relation entre deux personnes. Cette relation peut durer quelques secondes ou quelques heures, voire bien plus. Elle peut se passer entre un salarié et l’employeur, un enfant et sa mère, un prêtre et un paroissien, le boulanger et son client, le médecin et le patient, l’élève et le professeur, etc. Dans la vie, il n’y a pratiquement que des relations duales toute la journée. Même si dans certains cas, nous nous trouvons seul/e face à plusieurs personnes, la décision finale de faire ou de ne pas faire quelque chose, d’accepter ou de ne pas accepter est pratiquement toujours prise par une seule personne. Et nous voici dans le cœur du sujet : dans la relation entre deux personnes, il y a pratiquement toujours une décision de prise, un jugement porté, un choix fait par l’une des personnes par rapport à l’autre. Et cette décision est déterminante pour la suite des événements.

    Plantons le décor ! Nous vivons dans un pays, dans un monde où les Droits de l’Homme sont une farce, une parodie acceptée par la majorité des gens qui "regardent ailleurs alors que la maison brûle", comme disait M. Chirac, mais qui regardait lui-même trop souvent ailleurs. Ce monde est en apparence dirigé par des hommes politiques, mais en réalité par des entreprises multinationales. Si nos hommes politiques n’étaient pas intéressés par l’argent ni par le pouvoir, mais au contraire par le bien-être durable de tous les êtres et par l’autorité, donc la reconnaissance tous les jours renouvelée de leur sagesse, et non le pouvoir pris par la force, nous aurions d’autres relations entre les personnes. Le système capitaliste et néo-libéral imposé par nos dirigeants à la solde des entreprises a pour conséquences que non seulement la concurrence à mort doit régner entre les entreprises, mais qu’il faut aussi une concurrence à mort entre les personnes. Ce n’est pas présenté ainsi dans la société, car cela choquerait évidemment. On parle plutôt d’individualisme et plus négativement d’égoïsme, mais les relations sont véritablement basées sur la loi de Darwin : le plus fort doit l’emporter, toujours. Nous avons tous été éduqués ainsi, dès le plus jeune âge. Le nombre de personnes suicidées ou suicidaires, en prison, violentes ou malades sont le signe visible du mal-fonctionnement de nos sociétés. Officiellement, c’est présenté comme une fatalité, une chose que l’on doit accepter sans chercher à comprendre. Plus récemment, avec la "rétention de sûreté" pour des criminels potentiels, nous aurons même un système d’enfermement à vie pour enfouir tous les problèmes au fond d’un trou au lieu de les résoudre.

    Pour comprendre, prenons des exemples concrets. Mais avant de passer au cas de Fanny qui servira d’exemple, il faut situer la personne. Il s’agit d’une femme de 50 ans, vivant et travaillant toute seule depuis 1993. Avant, elle vivait déjà seule, mais elle ne travaillait pas seule, ce qui change les choses. Tout être humain ayant besoin de personnes autour de lui pour se sentir bien, il est évident qu’une personne en solitude durable depuis si longtemps ne peut pas se sentir bien. Elle est donc déjà en état de vulnérabilité.

    En réfléchissant aux relations duales, une personne est donc presque toujours en position de faiblesse, d’infériorité. Dans sa relation avec d’autres personnes, Fanny a constaté que les décisions prises ont presque toujours été en sa défaveur, ce qui a pour elle aujourd’hui des conséquences dramatiques. Elle est condamnée depuis des années à travailler dans la solitude, alors qu’en tant que personne sensible, elle devrait travailler en équipe. Fanny a une vie sociale inexistante alors qu’elle devrait être plutôt riche, et sa vie de couple est réduite à néant alors qu’elle a un compagnon de vie refusé pour délit de peau noire.

    En tant qu’intellectuelle en manque d’échanges intellectuels, les petites conversations banales ne lui apportent strictement rien. Elle un besoin vital de discuter de problèmes, d’essayer de trouver des solutions, d’essayer de sensibiliser des personnes ouvertes à de nouvelles questions. Il y a quelques semaines, une nouvelle personne a croisé son chemin. Appelons-la Arthur. Depuis, ils se sont vus trois fois, une fois par semaine, le vendredi soir. Arthur se prêta au jeu et va servir d’exemple pour détailler ce problème de la relation duale. Dans cette relation à deux, entre Arthur et Fanny, je lui ai demandé de but en blanc qui est le plus fort des deux. Je pensais qu’il allait avoir du mal à dire lui, parce qu’en tant qu’homme, il le ramènerait automatiquement à sa force physique, mais pour se montrer poli, il dirait Fanny. Je me suis trompée. Il n’a pas répondu tout de suite, mais m’a dit que cela dépendait, qu’on ne pouvait y répondre simplement. Que Fanny avait plus d’expérience, qu’elle avait visité plus de pays que lui… Et ainsi, on en était à la deuxième moitié du raisonnement où c’est Fanny qui est la plus forte des deux. Une expérience intéressante en plus, c’est que, en tant que blanche ayant grandi dans un pays capitaliste, je supposais que Arthur qui est africain allait me dire que c’est Fanny la plus forte car elle a plus d’argent que lui, plus de biens matériels, etc. Lui, en tant qu’africain ayant grandi dans un milieu où l’argent est un moyen et non une fin en soi, il résonnait en termes de possessions non matérielles ! Ceci dit en passant, car c’est vers la troisième phase que je souhaitais l’emmener, à savoir que c’est lui qui est en position de force par rapport à Fanny, car il a en lui la sérénité africaine, il a un réseau social vu qu’il est étudiant et rencontre des étudiants, qu’il a un petit travail et y rencontre d’autres collègues qui permettent des échanges, qu’il a une famille africaine, à laquelle il se sent étroitement lié et des amis en France. Tout ce que Fanny n’a pas. Pour ne pas être injuste, il faut reconnaître que Fanny a quelques excellents contacts sur Internet.

    Pour en revenir à Arthur et Fanny, sans s’en rendre compte, il a appliqué pour le vendredi d’après la loi du plus fort, celle de l’égo, en annonçant à Fanny qui avait pris goût à ces visites hebdomadaires qu’il allait sortir en boîte avec un ami. Quelques minutes auparavant, Fanny lui avait encore dit qu’il était la seule personne de toute la semaine, et ce depuis des semaines, avec laquelle elle ait pu discuter à son niveau, c’est-à-dire de gestion et d’évolution de la société, de ce qui l’intéresse, elle. Fanny lui avait même fait comprendre qu’il remplaçait une femme qui était surchargée de travail et qui ne voulait plus venir voir Fanny, mais que celle-ci avait besoin de contacts sociaux "intelligents" jusqu’à ce que son compagnon puisse vivre avec elle. Le fait qu’Arthur n’ait pas pensé à demander à Fanny s’ils se reverraient le vendredi suivant prouve bien que cette relation duale de la loi du plus fort est appliquée en continu dans chaque relation entre deux personnes sans même que les auteurs et les victimes s’en rendent compte. Fanny continuera donc à rester la plus faible des deux jusqu’à ce qu’elle trouve par exemple d’autres contacts sociaux "intelligents" qui lui permettent de dire à Arthur que si elle est fatigante pour lui, il peut dorénavant faire une pause de solidarité car elle peut se ressourcer ailleurs.

    Autrefois, quand Fanny travaillait en bureau ou qu’elle faisait des études avec des étudiants, elle pouvait compenser les expériences négatives avec le positif que lui apportait son environnement étudiant ou de travail. Depuis 1993, les frustrations sont toutes pour elle seule, elle n’a pratiquement rien pour compenser. La loi du plus fort a déjà cassé plusieurs de ses projets, la loi du plus fort l’a déjà coupée de nombreux contacts, la loi du plus fort est toujours gagnante.

    Si donc, nous sommes des êtres avec une conscience, que nous voulons aider les personnes les plus fragiles et vulnérables et leur donner ce qui leur manque pour accéder à la dignité humaine, il faut appliquer une autre loi, la loi du plus faible, celle qui pratique la coopération et non la concurrence, celle qui pratique l’écoute et non l’indifférence, celle qui pratique le partage et non l’égoïsme, car c’est par cette loi universelle que les faibles retrouvent l’espoir et la joie de vivre et de travailler. C’est la loi du plus fort qui pousse les gens sur le chemin de la mort et c’est la loi du plus faible appliquée tout naturellement dans le quotidien qui a pour l’instant évité que certains n’aillent trop loin. Fanny a une relation duale qui fonctionne avec l’épicière et une autre qui ne fonctionne pas du tout avec une connaissance féminine. Deux femmes, deux façons d’être totalement différente, l’une offre la vie, l’autre la mort.


  • L'Etat poursuit son action contre le peuple20 septembre 2011

    Communiqué de presse de LA POSTE à destination des Fournisseurs d’Accès Internet pour qu’ils informent leurs clients des nouvelles dispositions tarifaires.

    L'envoi d'e-mails sera payant à partir du 1er janvier 2012 ; ils devront être affranchis à l'aide d'un timbre numérique.

    La nouvelle a été lancée officiellement ce matin et fait déjà l'objet d'une vive polémique de la part des usagers du Web, qui protestent contre une mesure qui fera encore plus baisser leur pouvoir d'achat, qui est déjà en mauvaise forme depuis plusieurs mois.

    A partir du 1er janvier 2012, l'envoi d'e-mails sera en effet payant. Ces derniers devront être affranchis à l'aide d'un timbre numérique allant de 0.05 € (pour un envoi lent) à 0.10 € (pour un envoi urgent). Les paiements pourront s'effectuer à l'unité ou par l'achat de forfaits (aux tarifs non dégressifs), et les recettes de ces ventes rempliront les caisses de la "taxe Google" à 15%, le reste allant à La Poste, qui compensera ainsi les pertes d'exploitation liées à la baisse des échanges de courriers papiers.

    L'argent sera prélevé par les FAIs, ou les sommes pourront être réglées au fur et à mesure par Paypal, suivant les opérateurs et les options choisies.

    Les messages privés échangés par les réseaux sociaux, Facebook, myspace, Copainsdavant et autres sont aussi concernés ; l’application entrera en vigueur le 1er juillet 2012 afin de leur permettre d’intégrer dans leurs pages la nouvelle tarification. Les SMS en sont pour l’instant exemptés.

    En guise d’indignation et pour marquer le refus de cette nouvelle taxation, faire suivre à un maximum de personnes.


  • Notre monde marche sur la tête, c’est bien connu. Notre alimentation également. Ce n’est pas le site manger.bouger qui fonctionne à grand renfort de publicité qui va améliorer quoi que ce soit. Là, où il y a des problèmes, il faut les régler de manière holistique, globale. Il ne suffit pas de coller un sparadrap sur une plaie béante et penser que les choses vont s’améliorer. Mais il faut peut-être aussi le voir autrement, à savoir qu’on fait mine de faire quelque chose pour la santé de la population alors que d’autre part, on favorise le capitalisme outrancier des grands groupes agroalimentaires et de leurs productions industrielles et chimiques. D’ailleurs, si le peuple était sain, que feraient les médecins ? Planter des choux comme les autres !

    Lorsque j’étais candidate n° 3 sur la liste Eckbolsheim Dynamique, j’ai proposé entre autres, la création sur la commune, d’un poste de diététicienne, financé sur les rentrées de la commune, et pourquoi pas avec un complément de l’assurance maladie. Mais l’idée n’a pas fait son chemin, comme tant d’autres dans ce pays arriéré. Et pourtant... L’autre jour, lors d’un examen médical, le médecin prend ma tension et me dit 140 ! Je suis surprise car habituée à entendre 120. Comme je n’ai pas plus de café dans le corps que d’habitude, je me demande d’où cela peut provenir et je lui demande si je peux monter sur sa balance. Zut. Mon poids a encore augmenté. J’étais à la limite de l’IMC = 30 il y a deux mois. Aujourd’hui, il est bien dépassé. Je suis obèse ! Question mental, cela ne me pose aucun problème, je ne me suis jamais considérée une femme objet de décoration qui doit avoir une certaine silhouette pour être acceptée. Les concours de beauté me repoussent au plus haut degré et j’ai depuis longtemps compris aussi que dans notre famille, nous ne sommes pas minces. En plus, ma beauté est invisible pour les yeux, elle ne se voit qu’avec le coeur. Et c’est la plus durable.

    Mais voilà, au niveau santé, trop de poids ce n’est pas bien. Alors, il faut en perdre. Mais ce n’est même pas la peine de songer aux régimes des magazines, je trouve cela plutôt idiot d’ailleurs car tellement de personnes en font et ne restent pas minces. Ce qu’il faut, c’est un encadrement professionnel par une diététicienne qui prépare ou fait préparer les plats et qui surveille les personnes qui participent à l’action comme des sportifs sont encadrés par des professionnels au niveau de leur forme optimale. Avec 1,67 m et 87,5 kg, il me faut au moins perdre 10 kg.

    Il était prévu de prendre contact avec les élus et des spécialistes de la question afin de voir comment nous pouvons mettre en place sur la commune un programme complet de remise en forme pour les personnes qui en ont besoin. Toute personne intéressée par la question devait se mettre en rapport avec moi. Mais vu ce que vaut cette commune, c’était encore rêver.

    On n'est jamais mieux servie que par soi-même! C'est ainsi que j'ai développé mon propre programme qui m'a fait perdre 25 kg sur 200 jours. Le programme est celui de Maigrir Sereinement.

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  • Mon observation de la société me fait dire qu’il faut créer de nouvelles catégories de personnes. Ce n’est plus vraiment la lutte des classes qui est d’actualité, bien que pour certains, elle soit encore cruellement présente, mais une lutte entre ceux qui veulent de plus en plus d’argent peu importe où ils le prennent et ceux qui ont compris que l’argent est une arme meurtrière qui tue tous les jours des milliers d’enfants et d’adultes en Afrique et ailleurs. Ces derniers vont donc changer leurs idées sur l’argent et contrôler sévèrement leurs dépenses. J’appelle "Rouges" ceux qui ont encore le sang de la vie en eux et pour lesquels, l’argent est un mal nécessaire, et "Bruns" ceux qui ont tapissé le cœur de billets d’argent et qui considèrent l’argent comme une fin et qu’il faut l’accumuler au maximum. Entre les deux, il y a toutes les nuances du un peu, moyennement, beaucoup de Rouge ou de Brun.

    Je suis bien consciente que cette distinction va soulever des problèmes chez certains, mais elle est nécessaire pour recréer des repères dans le domaine économique. Il y a donc une barrière entre les Rouges et les Bruns, et il faut déterminer où elle se trouve. Lorsqu’il y a des années, j’étais tombée sur la Global Rich List qui m’indiquait qu’avec des revenus de RMI, on fait partie des 10% de personnes les plus riches du monde, je me suis mise à chercher où était le milieu, donc avec quelle valeur on arrivait à 50%, eh bien c’est à environ 676 euros par an, soit un peu plus de 2 euros par jour ! Alors pour trouver un milieu, je n’avais pas envie de chercher des valeurs pour la France et des répartitions, je me suis finalement décidée à prendre 1500 euros nets d’impôts par mois. C’est une valeur arbitraire bien sûr, mais c’est celle que je vais utiliser. Donc, jusqu’à 1500 euros de revenus mensuels nets d’impôts, on est chez les Rouges et à 1501 on est chez les Bruns. Si je voulais choquer, je pourrais dire, les Bruns sont des voleurs et les Rouges des volés. Et quelqu’un pourrait dire que celui qui a 1499 euros ne peut pas être un volé par celui qui a 1501 euros.

    Mais les lecteurs de la Bible se rappelleront peut-être qu’un homme à cheval est passé à côté d’un pauvre assis au bord de la route et grelotant de froid. D’un coup d’épée, celui à cheval a coupé son manteau en deux et a donné la moitié au pauvre, il ne lui a pas dit "Attendez que le marchand passe, il en a des tonnes, il pourra vous en donner un". C’est le sublime du partage.

    Cette valeur de 1500 est arbitraire, bien sûr, mais elle a l’avantage de permettre à chacun de pouvoir créer ses repères. Il faut bien s’orienter à quelque chose. Sans repères, on est perdu. Car il est évident qu’il y a des personnes qui sont exploitées par d’autres, non pas en les faisant travailler à quatre pattes pendant 20 heures par jour, mais parce qu’avec les faibles revenus dont elles disposent, elles doivent payer les mêmes prix que les personnes qui ont 3 ou 4 fois plus, voire bien plus encore. C’est ainsi que l’argent se déplace des plus pauvres vers les plus riches, ou pour parler selon les nouvelles règles de classification, des Rouges vers les Bruns. Cette nouvelle classification a aussi pour avantage de ne pas reconnaître les classes sociales. Quand je vois ce que les Bruns font avec leur intelligence, j’ai vraiment pitié pour eux, et tout mon respect s’est envolé. Admiration pour les Bruns qui se réveillent ou se sont réveillés et qui ont compris le sens du partage et de leur responsabilité sociale. Des personnes qui savent monter sur la lune, doivent savoir gérer une population décemment. S’ils ne le savent pas, c’est à la société civile de s’organiser.

    Êtes-vous un constructeur ou destructeur de social ?

    Tout être humain a besoin de social : seul il ne peut grandir, malade il ne peut guérir, très âgé, il ne peut survivre. Mais la plupart des humains n’en ont plus conscience. Il n’y a plus qu’à souhaiter que la marchandisation du social ne se retourne pas contre eux une fois en maison de retraite, maison de soins palliatifs ou autres. Se faire traiter comme un objet est très très très douloureux après toute une vie de labeur en autonomie. Mais ne récolte-t-on pas ce que l’on sème ? Il est pourtant encore temps de semer. Même à l’âge de la retraite. Il faut instaurer une année civique pour retraités. Cela permettrait également aux retraités d’avoir une année de transition entre la vie de travail et la retraite s’il veulent bien la prendre. De nombreuses activités dans des associations et pour des personnes défavorisées attendent des retraités actifs. Mais ce sont des choses qu’il faut organiser.

    Certains ont eu de la chance, depuis leur naissance, leur jeunesse, leur vie d’adulte, toujours en contact avec d’autres personnes, au point de parfois avoir besoin de fuir dans un coin tranquille pour pouvoir réfléchir ou travailler. Ces personnes là ne s’imaginent jamais ce que c’est que de passer des heures, des jours, des semaines, des mois et même des années dans la solitude et s’étonnent que les personnes auxquelles elles font endurer ces situations ne réagissent pas comme elles l’avaient espéré, ne soient plus sereines et ne se passionnent plus pour les banalités de la vie.

    Délit de violence psychologique

    L’État veut légiférer dans le domaine des violences faites aux femmes dans les couples. Enfin, il était temps. Mais est-ce suffisant ? Selon une avocate, "menaces, harcèlement, pressions financières, injures, insultes, chantage, diffamation, dénigrement" et pour finir le fameux isolement social pourrait également figurer au chapitre de ces violences psychiques qui sont aussi destructrices que les violences physiques, parole d’avocate ! Un autre magistrat exprime sa difficulté à faire la preuve du harcèlement moral dans les entreprises et pense que ce sera très difficile d’apporter les éléments constitutifs des preuves dans le foyer, il faudrait le mettre sous contrôle. C’était aussi ma difficulté à prouver les violences psychologiques de l’exclusion sociale et de l’indifférence entre les uns et les autres jusqu’à ce que je ramène mes preuves aux heures d’isolement social. Cela fait des années que je répète que la solitude tue, que j’accepte même de me faire enfermer pour appuyer mes dires, mais seules deux personnes ont compris le message. Il y a plusieurs personnes que j’ai en tête que je pourrais faire accuser de violence psychologique, mais je n’aurais aucune chance de les voir condamnées car la loi est de leur côté. Elles ont le droit de pratiquer l’adoration de l’égo et l’exclusion sociale. Le délit de violence psychologique est uniquement pour les couples, et je ne pense pas que l’on soit prêt à l’étendre aux relations duales dont l’État n’a du reste aucune idée sur ses répercussions positives ou totalement destructrices. Le magistrat rajoute que "l’État ferait mieux d’investir dans des foyers d’accueil pour personnes en détresse". Ce genre de choses sont possibles en Australie et au Danemark sans doute, deux pays que ARTE m’a présentés comme pratiquant l’entraide, en France, avec notre petit adorateur du veau doré, il n’en est pas question. Mais nous, la société civile, nous ne sommes pas sans moyens et pas sans idées. Un nouveau projet est en gestation.

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